Domingo, 13 de Abril de 2008

Fantasias e fantasmas num cubículo


O novo livro de François Martini replica o estilo já encontrado no seu heroi, juntando humor, as vezes pouco fino, absurdo, homens fortes e convencidos, bonitas mulheres e, obviamente, sexo. Neste cubículo, entram todos, mais um cadáver falador e o seu fantasma. Um livro pouco respeitoso das convenções e da decência, mas um pedaço de litteratura com sabor ao proibido.


Cagibi et vieilles dentelles

Dans la veine de Je suis un héros, François Martini, passé maître dans le genre littérature « fantaisiste », réitère avec Un cadavre dans le cagibi.
La petite Sarah Tranxène est bien énervée : on a caché un cadavre dans le cagibi. Vous savez, le cagibi, c’est là qu’on met les anchois et les boîtes de conserve. Chez les Tranxène, on y met les cadavres, apparemment. La mère de Sarah, Tara, belle brune Gene tiernesque, a du mal à se remettre des émotions de sa fille et file chez les voisins… Mais son agitation, tout aussi inhabituelle, va bientôt se transformer en état d’extrême excitabilité à l’arrivée de Paul Flick, commissaire de son état, et cloonesque de son physique. A partir de là, on joue pêle-mêle Gosthbusters, Orphée aux enfers, Lolita et X-files. Sarah joue les Alice aux pays des merveilles six pieds sous terre, sa mère succombe au charme du bel inspecteur, le bel inspecteur se perd dans le cagibi, et la femme du voisin refait sa garde robe.
Roman court et parodique, Un cadavre dans le cagibi explore les dessous d’un cagibi hanté et de sa propriétaire. Une histoire qui fait dans la dentelle noire et les instincts basiques. Tout est prétexte à la débauche et au crime, même ce cagibi exigu, dont on visite les méandres aussi tortueux que ceux des neurones de son créateur. On aura compris, âmes sensibles, d’ici ou de l’au-delà, s’abstenir, le cadavre exquis de François Martini n’est pas à exhiber à tous les yeux. Humour grinçant, parfois choquant pour les petites filles bien élevées, situations burlesques, imagination débordante, cagibi sans fond et style impeccable sont les séduisants atours de ce livre affriolant. A lire absolument pour réchauffer ses longues soirées d’hiver.

Quarta-feira, 6 de Fevereiro de 2008

Primeiro texto



Há vezes que faz bem falar de si ! Ou das suas criações. Venho aqui apresentar um texto que escrevi em 2005, aproveitando alguns dias de ferias... E mandei para publicar, assim, sem grande esperança. Foi aceite no primeiro sitio onde tinha submitido, nas edições Editeurindependant.com. http://www.editeurindependant.com
Un livrinho que me permito colocar aqui, pedindo a vossa indulgência...

Résumé : Le barrage qui avait condamné le petit village de Saint G. est rouvert : il va être vidé afin de subir des travaux de consolidation. Au café, les discussions vont bon train : le village est toujours là, en parfait état. Déjà, le clocher surgit des eaux. Et avec les murs des maisons et de l'église englouties, ce sont les souvenirs qui remontent à la surface. Il y avait un château, un trésor et il y avait une panthère noire...

Quinta-feira, 11 de Outubro de 2007

Critica de « Je suis un héros » de François Martini, ou a descoberta dum escritor

Numa pesquisa na Internet de sítios de literatura, descobri um fórum onde um indivíduo aparentemente mauzinho se escondia atrás do pseudo de Fulmi. No entanto, através das diferentes discussões que decorriam entre ele e as outras entidades do fórum, apercebi-me que a sua tendência a contrariar tudo e todos resulta da sua visão correcta do mundo da literatura e da edição, desprovida de ilusões e de sonhos. Há demasiados escritores, diz ele, e falta de humildade da parte dos novos. O autor é seu próprio editor: ele fabrica os livros que escreve e vende-os através do seu blog: http://fr.martini.free.fr/livres/

Apesar da sua evidente falta de diplomacia e, digo eu, uma certa vontade de mandar pancadinhas virtuais, o personagem intrigou-me e, sobretudo, quis saber mais sobre as obras deste auto-proclamado escritor. Comecei com “Eu sou um herói”, uma fantasia que o autor diz ter vergonha tê-la escrito. Descobri um autor que domina a língua, um escritor “a sério”…

Fantaisie que je n’ai pas honte d’avoir lue

« Je suis un héros », déclare un jour Jean-Patrick, qui, après avoir fait définitivement taire le chien de sa voisine, Mme Michu, s’en va vivre ses aventures. Ah, et quels actes héroïques ! Délivrer Corinne, la fille du banquier Golbite, des mains de ses kidnappeurs, retrouver le vélo du banquier Golbite des mains de son voleur, débarrasser le Loch Ness de son sympathique monstre (ah, non, ça, c’est pas lui qui le fait !), contrer une invasion de Ladas au Groenland… Il est aidé dans ses missions périlleusement burlesques par des femmes fatales, le monstre du Loch Ness (fallait bien en faire quelque chose !) et son égo de héros. Il est bien sûr irrésistible et les femmes lui donnent tout, oui vraiment tout. C’est normal, c’est un héros !
A la fois James Bond et Bob Saint-clair, Jean-patounet ne recule devant rien pour montrer au monde qu’il est un héros. Son point faible, les femmes, enfin, surtout leur derrière, et son appétit pour les choses de la chair.
De son héros, François Martini décline thèmes et variations et ne lui épargne rien, pas même la chtouille. L’auteur le chahute, la lectrice le critique, Corinne n’en peux plus ! Absurde, fantasque, obscène ou vulgaire, on pensera ce qu’on veut de ce délire d’écrivain parfaitement maîtrisé. En effet, ce court roman ne s’embarrasse pas de conventions, tant par son contenu, oscillant entre le dessous de la ceinture et le ras des pâquerettes, que par « ses formes » (ingénieux rata de prose, pièce de théâtre et scénario, moulé comme un drame en trois actes), et tout ceci avec une plume fluide et drôle. Il a tout ce qu’il faut, là où il faut ! Surtout pour le lecteur averti qui ne craint pas le langage cru. On passe un très bon moment, on rit, on pouffe et on se régale des mésaventures de Jean-Patrick. Un bon morceau de littérature mais à ne pas mettre entre toutes les mains !

Quarta-feira, 26 de Setembro de 2007

Ich bin das weite Meer. Du bist der Sinn,Denn Du bist Insel. Meine tiefsten TriebeSind gleich der Flut, die Deinen Strand beschriebe, Wenn weiße Wogen selig landwärts ziehn.
Ich will Dir singen, daß Dich nichts betrübeIn Deinen Traum. Auf goldne Schönheit hinRinnt dann mein Glück. Ich weiß nicht, wer ich bin,Noch wer Du bist. Ich weiß nur, daß ich liebe.
Danke

Quinta-feira, 13 de Setembro de 2007

“Les agneaux du Seigneur” de Yasmina Khadra


Voyage au bout de l’horreur

Dans le village algérien de Ghachimat, les jeunes n’ont pas espoir en l’avenir. Ils hésitent à quitter la maison familiale, ils ne se voient pas vivre ailleurs. Mais pourtant, ici, il n’y a pas de travail, le village de leur enfance est endormi. Ici, rester, c’est cultiver sa terre si l’on veut survivre, se contenter de peu, à l’image des générations précédentes, des « anciens », mémoires vivantes de la communauté et dont on respecte la sagesse. Mais face aux assoiffés d’espoir de Ghachimat, n’importe quel prêcheur prônant la révolte, armé de violence et généreux de promesses, trouve crédit. Alors, hypnotisés par le retour d’un tel enfant prodigue, le village se scinde : on se met à jalouser ce que l’on n’a pas, tout ce que ceux qui ont « réussi » possèdent, leurs jeunes épouses, leurs maisons, leur foi en l’avenir. En silence d’abord, jusqu’au jour où certains basculent dans l’extrémisme pour se venger de cette vie si peu conforme à leurs rêves de grandeur. Ce passage, galvanisé par la soif de vengeance de Zane, nain souffre-douleur de ses camarades, mènera Ghachimat jusqu’à l’horreur des massacres.

Sous le nom de Yasmina Khadra se cache un grand auteur algérien, ancien officier de l’armée de son pays. Et sous le déguisement de Ghachimat, de ses habitants et de son histoire terrifiante, il rapporte les massacres qui ont terrorisé l’Algérie dans la dernière décennie du siècle passé, sans concession. Face aux extrémistes dont on ne comprend pas forcément les revendications, un groupe de jeunes hommes s’organise pour résister et sauver ce qui reste du village, leurs vies, les « anciens » dont l’honneur est bafoué par les terroristes, les ruines de la cité antique que les révoltés détruisent, leur identité. Les personnages sont frappants de vérité, du traître Zane, mal-aimé qui fait chèrement payer sa note à la population, aux résistants Jafer et Allal, enfants de l’Algérie d’aujourd’hui. L’écriture est saccadée, riche en vocabulaire, « épicée », vivante. Elle rend hommage, sous le nom de Yasmina Khadra, à un pays qui a souffert, à sa culture et à ses enfants, offre ce formidable droit de mémoire grâce auquel ils peuvent à présent se reconstruire et aller de l’avant.

Sábado, 21 de Julho de 2007

Mistério a Preto e Branco

Para a sua quinta colaboração com o realizador Steven Soderbergh, George Clooney veste a pele de um jornalista que viaja até à Berlim do pós-guerra para uma aventura de espionagem e romance

Em 1945, logo a seguir à II Guerra Mundial, Jake Geismer, um correspondente do estado-maior americano, chega a Berlim para reportar a Conferência de Postdam. Porém, ao reencontrar a sua antiga amante, Lena Brandt (Cate Blanchett), que procura o seu marido desaparecido, Geismer vê-se envolvido numa trama macabra tecida por espiões russos e americanos.
Com uma estética que emula os clássicos da Hollywood dos anos 40 e, inevitavelmente, Casablanca, realizado por Michael Curtiz em 1942, The Good German posiciona-se como a homenagem pessoal de Soderbergh a toda uma era do cinema americano. Desde a trama, até à escolha do preto e branco, e passando pela iluminação, que utilizou apenas projectores incandescentes, ou a não utilização do zoom, inexistente na altura, todas as componentes do filme do realizador de Ocean’s Eleven e Solaris ajudam a instalar a atmosfera brumosa e cheia de mistério dos filmes daquela época. Foram até incluídas bandas pretas à imagem para que esta correspondesse ao formato daquele período cinematográfico.
O elenco, que integra nomes como Cate Blanchett (O Senhor dos Anéis) e Tobey Maguire (Homem-Aranha), contribui para o glamour desta adaptação do romance homónimo de Joseph Kanon. Para além de que o charme da dupla Blanchett/Clooney recorda casais tão famosos quanto Ingrid Bergman e Humphrey Bogart. O Bom Alemão, que será o penúltimo filme da Section Eight, a produtora de Soderbergh e Clooney, promete ser uma aventura à moda antiga que preencherá os cinéfilos mais saudosos – ou para os fãs incondicionais de Casablanca.

Terça-feira, 15 de Maio de 2007

Chanson d'automne
















Chanson d'automne


Les sanglots longs

Des violons de l'automne

Blessent mon coeur


D'une langueur Monotone.


Tout suffocant


Et blême, quand


Sonne l'heure,


Je me souviens


Des jours anciens


Et je pleure


Et je m'en vais


Au vent mauvais


Qui m'emporte


Deçà, delà,


Pareil à la Feuille morte.



Verlaine!

Alguem me sabe dizer porque este poema é famoso, hum?
Aquele abraço!

Terça-feira, 8 de Maio de 2007

Baudelaire em Portugal?


«Num ensaio sobre o poeta, T.S. Eliot sugeria que Baudelaire foi o primeiro artista do século XIX que soube dar expressão à beleza dos lugares de passagem e dos meios de transporte: Baudelaire... inventou uma nova espécie de nostalgia romântica, escreveu Eliot, a poésie des départs, a poésie des salles d'attente.(...) Por vezes Baudelaire sonhava ir a Lisboa. Aí faria mais calor e ele, estendido ao sol, como um lagarto, ganharia novo vigor. Era uma cidade de água, mármore e luz, propícia ao pensamento e à serenidade. Mas mal acarinhara ainda esta fantasia portuguesa, logo se punha a pensar que talvez fosse mais feliz na Holanda. E, afinal porque não em Java, ou também no Báltico e ainda no Polo Norte ! (...) O Essencial não era o destino da viagem. O verdadeiro desejo era o de ir-se embora, como de resto Baudelaire concluía: Qualquer sítio! Qualquer sítio! Contanto que seja fora deste mundo!» Alain de Botton in A Arte de Viajar.


Boa tarde... hoje, nuns minutos de aborrecimento, mergulhei numa demanda por poesia e espicaçando os sentidos, retornar à clausura monástica de um engenheiro!
Apanhei estes pensamentos sobre Baudelaire e resolvi partilhar com vocês...
E agora que o sino toca o recolher... apenas deixo um adeus a este mundo que me é querido!

Cyrano

Terça-feira, 24 de Abril de 2007

Zéro Absolu, Tome 1: Programme Siberia

Ora bem, hoje aqui no blog passamos às coisas sérias!

A última BD que li chama-se Programme Siberia e é o primeiro volume da triologia Zéro Absolu. Os seus autores são Christophe Bec (conceito, desenhos e cores), Richard Marazano (textos) e Homer Reyes (cores).


No prefácio deste álbum Denis Bajram, autor do excelente Universal War One, refere-se a esta BD como uma série Z de ficção-científica. Creio que é uma boa escolha para classificar esta história, em que se nota claramente que os autores têm um gosto pronunciado por cinema fantástico e de ficção-científica com tendências horroríficas. De notar que Bajram sabe do que fala, por ter sido um dos pioneiros do género com a série Cryozone.

Então, em que consiste a história desta série Z de ficção-científica? Num futuro mais ou menos distante um grupo de marines é enviado até um planeta gelado. A sua missão é descobrir o que aconteceu aos ocupantes duma base científica com os quais se perdeu contacto. Ao longo deste álbum vamos seguindo a aproximação e subsequente exploração da base deserta(?) por parte dos protagonistas. Não será preciso esperar muito para que as coisas comecem a correr mal aos bravos marines...

A história soa familiar? É normal. A referência a séries como o Alien é óbvia e é mesmo assumida pelos autores. A certa altura é um dos próprios marines que nota "Parece que estamos num daqueles filmes antigos do tipo Aliens!". Felizmente os autores não se ficam pelo mero pastiche e a história é suficientemente original para manter o interesse dos leitores. Sem querer revelar muito mais, diria apenas que no fim temos uma boa mistura entre um episódio de "X-Files" e o filme "Aliens: O Reencontro Final", embora sem a presença dos aliens.

Os desenhos são elegantes e minimamente realistas, sem cair em extremos. Como único defeito apontaria a dificuldade em distinguir as caras de certas personages. A palete de cores reproduz perfeitamente a atmosfera opressora da base. Quanto à narrativa gráfica, é um dos aspectos mais interessantes deste álbum. Ao contrário do que é habitual, a sequência de desenhos não segue simplesmente a sequência dos acontecimentos. Pelo meio aparecem desenhos e pequenas narrativas de outras histórias ligadas às emoções e pensamentos das personages, constituindo antes a narrativa um contínuo coerente do ponto de vista emocional e psicológico. A maior parte destes desenhos fora da acção propriamente dita são geralmente referências a filmes, livros e bandas-desenhadas de géneros bastante diversos. Um exemplo é a inserção de cenas do livro "O Mestre e Margarida" de Mikhail Bulgakov.

No geral diria que esta é uma boa história, com bons desenhos e uma narração original, mas fico à espera de ver qual o seguimento que lhe vai ser dado nos próximos álbuns para formar um juízo definitivo.

Nota: 7/10

Segunda-feira, 23 de Abril de 2007



Angela Adonica

Hoje deitei-me junto a uma jovem pura como se na margem de um oceano branco,como se no centro de uma ardente estrelade lento espaço. Do seu olhar largamente verde a luz caía como uma água seca,em transparentes e profundos círculos de fresca força. Seu peito como um fogo de duas chamas ardía em duas regiões levantado,e num duplo rio chegava a seus pés, grandes e claros. Um clima de ouro madrugava apenas as diurnas longitudes do seu corpo enchendo-o de frutas extendidas e oculto fogo. Pablo Neruda Forever


Perdoem-me este devaneio mas estava a testar as "postas", Micael não há outro nome sem ser "postas"? Não há um neologismo como "neticia"... vou escrever uma neticia... uma noticia na net!

Até "anuncio" soa melhor que "posta"... que soa logo a pescada cozida, com batatas e grelos!

Saudações!

Domingo, 22 de Abril de 2007

I'm alive!

Um grupo de amigos com gostos muito diferente, sendo alguns deles no mínimo "estranhos". Uma colecção de intelectos em que alguns deles têm uma curiosidade exacerbada e outros uma imaginação excessivamente fértil e que ainda por cima falam uma mistura de português e de francês. O que é que se obtém de tal combinação? Eu diria que no mínimo dá um blog que mais parece o monstro de Frankenstein.

No entanto, ao contrário do monstro, espero que este blog não assuste os nossos leitores e que estes não tenham medo do desconhecido e do que é diferente. Se assim for, pode ser que descubram um pouco da beleza que se esconde por detrás de tanta fealdade...


PS: Hoje é um dia histórico e não é só pelo nascimento do nosso querido blog. Hoje é dia de eleições em França. Por isso, para quem tiver tal possibilidade, não se esqueçam de ir votar. E claro: votez Bayrou!