quinta-feira, 11 de outubro de 2007

Critica de « Je suis un héros » de François Martini, ou a descoberta dum escritor

Numa pesquisa na Internet de sítios de literatura, descobri um fórum onde um indivíduo aparentemente mauzinho se escondia atrás do pseudo de Fulmi. No entanto, através das diferentes discussões que decorriam entre ele e as outras entidades do fórum, apercebi-me que a sua tendência a contrariar tudo e todos resulta da sua visão correcta do mundo da literatura e da edição, desprovida de ilusões e de sonhos. Há demasiados escritores, diz ele, e falta de humildade da parte dos novos. O autor é seu próprio editor: ele fabrica os livros que escreve e vende-os através do seu blog: http://fr.martini.free.fr/livres/

Apesar da sua evidente falta de diplomacia e, digo eu, uma certa vontade de mandar pancadinhas virtuais, o personagem intrigou-me e, sobretudo, quis saber mais sobre as obras deste auto-proclamado escritor. Comecei com “Eu sou um herói”, uma fantasia que o autor diz ter vergonha tê-la escrito. Descobri um autor que domina a língua, um escritor “a sério”…

Fantaisie que je n’ai pas honte d’avoir lue

« Je suis un héros », déclare un jour Jean-Patrick, qui, après avoir fait définitivement taire le chien de sa voisine, Mme Michu, s’en va vivre ses aventures. Ah, et quels actes héroïques ! Délivrer Corinne, la fille du banquier Golbite, des mains de ses kidnappeurs, retrouver le vélo du banquier Golbite des mains de son voleur, débarrasser le Loch Ness de son sympathique monstre (ah, non, ça, c’est pas lui qui le fait !), contrer une invasion de Ladas au Groenland… Il est aidé dans ses missions périlleusement burlesques par des femmes fatales, le monstre du Loch Ness (fallait bien en faire quelque chose !) et son égo de héros. Il est bien sûr irrésistible et les femmes lui donnent tout, oui vraiment tout. C’est normal, c’est un héros !
A la fois James Bond et Bob Saint-clair, Jean-patounet ne recule devant rien pour montrer au monde qu’il est un héros. Son point faible, les femmes, enfin, surtout leur derrière, et son appétit pour les choses de la chair.
De son héros, François Martini décline thèmes et variations et ne lui épargne rien, pas même la chtouille. L’auteur le chahute, la lectrice le critique, Corinne n’en peux plus ! Absurde, fantasque, obscène ou vulgaire, on pensera ce qu’on veut de ce délire d’écrivain parfaitement maîtrisé. En effet, ce court roman ne s’embarrasse pas de conventions, tant par son contenu, oscillant entre le dessous de la ceinture et le ras des pâquerettes, que par « ses formes » (ingénieux rata de prose, pièce de théâtre et scénario, moulé comme un drame en trois actes), et tout ceci avec une plume fluide et drôle. Il a tout ce qu’il faut, là où il faut ! Surtout pour le lecteur averti qui ne craint pas le langage cru. On passe un très bon moment, on rit, on pouffe et on se régale des mésaventures de Jean-Patrick. Un bon morceau de littérature mais à ne pas mettre entre toutes les mains !

Sem comentários: